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Histoire de la création du café-philo du Gil Bar à Poitiers [II] par Jean-François Chazerans

Publié le samedi 29 décembre 2007.


Le mardi 7 novembre le téléphone sonne. Je décroche. C’est... Marc Sautet au bout du fil. Il m’explique qu’il a bien reçu ma lettre et qu’il faut absolument que je crée un café-philo sur Poitiers. Il m’annonce qu’il va venir vendredi prochain et on convient d’un rendez-vous : 17 h au café du Théâtre sur la place d’Armes.

Le vendredi 10 novembre, nous arrivons un peu en avance au café du Théâtre avec Geoffroy et Vincent. Marc Sautet arrive un peu après avec Lionel Levesque de l’association des Amis du Château de Marconnay. Ils venaient de rencontrer la presse au sujet d’une conférence qui devait avoir lieu le dimanche.

La rencontre n’a pas duré très longtemps, vingt minutes ou une demie heure. Nous avons parlé de la façon de mener les débats et de la nécessité de trouver un café adéquat.

Lionel Levesque a suggéré que nous le fassions dans le café même où nous étions mais, bien que central, le lieu ne s’y prêtait pas vraiment car la salle était trop étroite et tout en long. Marc Sautet nous a précisé que ce n’était pas les cafés qui faisaient le plus défaut : souvent des cafetiers lui téléphonaient pour qu’il les aide à lancer un café-philo chez eux, mais c’était plutôt les animateurs compétents qui manquaient. Marc Sautet et Lionel Levesque nous ont aussi informé de l’ouverture du "cabaret-philo" du Pince Oreille qui tenait sa première séance le dimanche suivant. Devions-nous faire notre café-philo là-bas ? Marc Sautet avait eu en effet un contact avec le patron de ce cabaret lorsqu’il était venu à Vouillé en septembre et ce dernier lui avait proposé de créer un café-philo. Il m’a semblé que ce ne ce soit pas si bien passé entre eux. Marc Sautet doutait que l’esprit des cafés-philo y soit vraiment respecté. Lorsque nous nous sommes séparés, il était clair que j’allais créer un café-philo sur Poitiers et que je devais trouver un lieu. Je devais aller me rendre compte par moi-même si le Pince-Oreille convenait. Sinon ce n’était pas les cafés qui manquaient sur Poitiers !

Le dimanche nous sommes allés au Pince-Oreille. C’était une conférence dont l’entrée était payante. Très vite, nous avons décidé que l’on ne créerait pas notre café-philo dans un tel lieu. Certainement pour ne pas être confondus. Nous sommes partis assez rapidement. Nous avons alors commencé nos prospections pour trouver un café au centre ville. Suite à cette soirée j’ai envoyé la lettre suivante à Marc Sautet :


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